On s'est vaguement cru dans un film américain. Avec ses trente images par secondes, ses ralentis, ses crissements de pneus et ses seins gonflés en station-service, débordant des boulevards géants.
Les étoiles sous nos pieds n'avaient de brillant que le reflet des déchets plastiques qui collent sous la semelle. Et au-dessus de nos têtes affreusement alignées, le soleil n'était qu'un poing dans nos yeux, écrasant les orbites bien au fond d'un ring-ring strident et arbitraire.
Au deuxième round de notre marche urbaine forcée, on y discernait la crasse mentale qui coulait sur les joues de chacun. Comme des larmes de cambouis, les mécaniciens émotionnels que nous étions, laissaient un sillage aux teneurs de pétrole. Avançant vers le dernier parking nous étant destiné, nous savions qu'ainsi parqués, notre souffle terminal ressemblerait à la chape de fumée d'une centrale électrique en plein rendement.
Et justement. Il était tout à fait temps de se rendre.
Notre organisme béant d'ordures larguait ici définitivement ses excréments. Les derniers sacrements d'un monde qui nous avait vomis, accueillis, puis ensevelis.
Il en résultait une profonde sérénité malgré l'odeur intenable. Ainsi soulagés de nos envies biologiques impossibles à réprimer, nous étions fins prêts et apprêtés pour la fin.
jeudi 9 février 2012
samedi 22 octobre 2011
Petit patacon.
Foutre.
Mais pourquoi foutre ?
Couille, bite, cul, poils, téton, langue et communication.
Le fleuron de la compréhension, au XXIe siècle.
Si tu te fous les fesses à l'air sans états d'âme, t'es un putain de détraqué. Si on te colle un appareil photo derrière la noisette, t'es un poète.
J'y comprend rien. Les poils du fion sont devenu l'écrin mélodieux d'un stradivarius, sur lesquels on compose des odes à la démocratie, l'art, l'élégance moderne, et la liberté.
Couille, bite, cul, poils, téton, langue et communication.
Si ya pas un de ces mots dans un texte, on le trouvera rasoir. L'épilation intégrale est devenue presque une norme, tout comme la vulgarité.
N'oublions pas quelques "merde" ici et là pour ponctuer.
Tout le monde s'y donne à cœur-joie.
Ca joue les durs, les gros bras, les gros zizis, et on fait du tantrisme en Tanzanie. Faut être undergrwouhnde (avec l'accent, ou t'es juste un pauv' nase).
Faut que la chemise sorte du fute, limite avec une tâche d'éjac dessus. Là t'es un homme. Tu renifles la sueur et le parfum dior, tu poisses la bite et le gel coiffant (qui te sers aussi de lubrifiant).
Les standards sont de la merde, et la merde est un standard.
Tout fout l'camp. La seule logique est l'illogisme. Le contraire n'a de sens que l'irraisonné. Et le pas raisonnable.
Faut être sûr de soi, avoir la gueule en biais, mais bien comme y faut.
Être mal rasé, mais au millimètre près.
Et puis baiser, baiser, baiser et surtout, mais surtout : en parler beaucoup.
Ça putain... qu'est ce qu'on en parle.
Couille, bite, cul, poils, téton, langue et communication.
Franchement... ça tourne en rond.
Mais pourquoi foutre ?
Couille, bite, cul, poils, téton, langue et communication.
Le fleuron de la compréhension, au XXIe siècle.
Si tu te fous les fesses à l'air sans états d'âme, t'es un putain de détraqué. Si on te colle un appareil photo derrière la noisette, t'es un poète.
J'y comprend rien. Les poils du fion sont devenu l'écrin mélodieux d'un stradivarius, sur lesquels on compose des odes à la démocratie, l'art, l'élégance moderne, et la liberté.
Couille, bite, cul, poils, téton, langue et communication.
Si ya pas un de ces mots dans un texte, on le trouvera rasoir. L'épilation intégrale est devenue presque une norme, tout comme la vulgarité.
N'oublions pas quelques "merde" ici et là pour ponctuer.
Tout le monde s'y donne à cœur-joie.
Ca joue les durs, les gros bras, les gros zizis, et on fait du tantrisme en Tanzanie. Faut être undergrwouhnde (avec l'accent, ou t'es juste un pauv' nase).
Faut que la chemise sorte du fute, limite avec une tâche d'éjac dessus. Là t'es un homme. Tu renifles la sueur et le parfum dior, tu poisses la bite et le gel coiffant (qui te sers aussi de lubrifiant).
Les standards sont de la merde, et la merde est un standard.
Tout fout l'camp. La seule logique est l'illogisme. Le contraire n'a de sens que l'irraisonné. Et le pas raisonnable.
Faut être sûr de soi, avoir la gueule en biais, mais bien comme y faut.
Être mal rasé, mais au millimètre près.
Et puis baiser, baiser, baiser et surtout, mais surtout : en parler beaucoup.
Ça putain... qu'est ce qu'on en parle.
Couille, bite, cul, poils, téton, langue et communication.
Franchement... ça tourne en rond.
Inscription à :
Articles (Atom)